N° 25 rue du Buisson

Ferme du XIXème siècle.

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25 rue du Buisson
77760 Villiers-sous-Grez

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- © Mairie de Villiers-sous-Grez

La première crise de la culture de la vigne, qui a sévi dans la seconde moitié du
XIXème siècle, a frappé de plein fouet l’économie villageoise et obligé les vignerons à se reconvertir en diversifiant leur activité agricole avec des cultures de plantes vivrières et l’élevage d’animaux.
Jusque vers 1850, les vignerons se contentaient d’une maison d’habitation avec une grande pièce, une vinée, une cave, une petite remise. Ils avaient besoin de peu d’espace pour la construction de leur maison. Ce type de maison ne correspond plus pour la culture de céréales, nécessitant au moins un animal de trait, des abris pour les récoltes et le matériel agricole, des bâtiments pour abriter des animaux (poules, lapins, moutons, vaches laitières, mulet ou cheval) et stocker la nourriture des animaux, ce qui nécessite un espace au sol beaucoup plus vaste. L’expansion économique de la paysannerie sous Napoléon III favorise alors la construction de ces fermes typiques de forme grossièrement carrée. On comptait 185 exploitations agricoles plus ou moins importantes dans le village en 1892.
Au 25 rue du Buisson, la situation un peu isolée, au bord d’une route et en bout du village, permet de bien comprendre l’architecture de ces fermes construites dans la seconde moitié du XIXème siècle. Des murs aveugles ferment l’enceinte de la ferme, sauf pour les fenêtres de la maison d’habitation donnant sur le jardin, à l’arrière de la maison. Le portail d’entrée, en bois, est très haut pour laisser passer les charrettes chargées de récoltes. La maison d’habitation comprend ses deux grandes pièces traditionnelles, une chambre et une cuisine, la remise à bois, la grange pour le matériel agricole (charrette, tombereau, charrue, semoir, faucheuse), l’étable, l’écurie, le toit à porcs, les clapiers, le poulailler et la cave. Tous ces bâtiments se développent autour de la cour dont une partie est occupée par le tas de fumier (sa grosseur indique l’importance de la ferme). Les récoltes sont stockées dans une partie de la grange et les nombreux greniers.
Deux constructions annexes, le four à pain et le puits viennent compléter cet
ensemble bâti, bien sûr, avec des matériaux locaux : le grès pour les bâtiments
principaux et la pierre calcaire ramassée dans les champs ; le tout couvert, non plus en paille, mais en tuiles fabriquées le plus souvent à la tuilerie de Bézanleu, distante de 18 kilomètres.
Sur le mur nord, tout près de la rue, il reste une plaque indicatrice toute rouillée où on distingue encore, en haut, l’inscription « Villiers-sous-Grez ». La suite est illisible. Des plaques identiques existaient sur la première maison de chacune des routes entrant dans le village.
Au bas du mur longeant la rue du Buisson, cherchez le rond de métal du relevé de nivellement général portant l’altitude de l’endroit : 82 mètres 70.