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Place des 3 tilleuls

La place des 3 tilleuls et la maison de Jean Tardieu

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77760 Villiers-sous-Grez

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- © Mairie de Villiers-sous-Grez

Sous l'Ancien Régime, un grand espace non bâti s'étendait de la fourche des rues de Nemours et de Larchant jusqu’à l'église et son presbytère. Vers la fin du XVIIIème siècle, un bâtiment fut construit pour abriter l’école le long de la rue de Nemours. Mais sans doute mal entretenue, la construction fut rasée. Dans ce grand espace, vendu comme bien national en 1794, les nouveaux propriétaires édifièrent plusieurs bâtiments. La maison principale aux volets verts qui borde la place fut un temps la propriété privée d’un ancien curé du village ; puis après un projet avorté de presbytère, elle fut acquise par la famille Noret, père et fils, commerçants grossistes et forains de légumes, asperges et pommes de terre, pendant que leurs épouses tenaient un café et une épicerie qui subsistèrent jusque dans les années 1930-1940.
Les trois tilleuls qui agrémentent la place, furent probablement plantés vers 1850,
peu après le début des travaux de voirie qui, avec le rachat de bâtiments
communaux, furent l’objet des principales dépenses des budgets annuels tout au
long du XIXème siècle. Chaque voie, qui n’était jusque-là qu’un chemin de terre, fut recouverte de pavés de grès et bordée de trottoirs. On combla la mare qui s’étalait dans la partie élargie de la fin de la rue de l’Eglise. En supprimant de tels obstacles, comme aussi le puits qui occupait le centre de la chaussée devant la mairie, on souhaitait privilégier la commodité des transports et l’hygiène qu’auraient compromises les eaux stagnantes.
Intéressons-nous maintenant à la maison cachée derrière le mur qui longe la rue de Nemours. Cette maison a appartenu à Jean Tardieu dans les années 1950. Poète et dramaturge, né le 1er novembre 1903 et décédé le 27 janvier 1995, Jean Tardieu émerge sur la scène littéraire d'après-guerre. Le Grand Prix de Poésie de l’Académie Française lui a été attribué en 1972. Son œuvre, étendue et diverse, va de la poésie lyrique à la méditation, de l’humour à la gravité, de la comédie au drame, du sens de la réalité au monde inquiétant des rêves, mais toujours à travers l’obsession du langage. Il a dirigé le Club d’essais de la Radiodiffusion française.
Deux spectacles de lui ont été présentés à Villiers : La comédie du langage et
Conversation sinfonietta par le Théâtre du Grabuge (compagnie amateur de Villiers) et Comment ça va sur la terre ? par le Théâtre du Barouf (compagnie
professionnelle).
Son nom a été donné à l’allée qui mène au foyer rural, à l’école et à la bibliothèque, lors d’une journée d’hommage festif organisée par le Théâtre du Barouf et le Théâtre du Grabuge animés par Isa Mercure et Gilles Guillot ainsi que par la chorale de Villiers « A travers chants » et le chœur d’enfants des « Envahisss’notes », dirigés tous deux par Laurence et Bernard Leroy.
Jean Tardieu repose au cimetière de Villiers auprès de ses parents qui ont
également vécu à Villiers.
Son père, Victor Tardieu, né à Lyon en 1870, était un très bon peintre
impressionniste. Il a réalisé de grandes compositions, dont la première est un vitrail pour la salle de l’Hôtel de Ville de Dunkerque. Il obtient le prix national, ce qui va lui permettre de voyager en Europe deux années durant. En 1925, il prend la direction de « l’école des beaux-arts de l’Indochine » qui vient d’être créée à son initiative. Sa mère, Caroline Luigini Tardieu, était harpiste, issue d’une famille de musiciens de Modène. Elève de Saint-Saëns, elle a été l’interprète privilégiée de Germaine Taillefer.