Espace naturel sensible de la butte de Montassis

Forêt

L’ENS de la butte de Montassis, d’une surface de 46 hectares, culmine à 164 m et domine le pays de France au sud et le plateau du Multien au nord.

ENS de la Butte de Montassis à Chauconin- Neufmontiers - © Mairie de Chauconin-Neufmontiers
Cheminée géodésique dans le bois du télégraphe - © Mairie de Chauconin-Neufmontiers

Le site fait partie d’un ensemble de buttes témoins*, appelé les collines de la Goële, qui forment un axe marquant dans le paysage du Nord de la Seine-et-Marne.

Comme la plupart des collines proches, la butte de Montassis n’est entièrement boisée que depuis un passé relativement récent. Au début du XXe siècle, ses flancs sud et ouest sont plantés de vignes et de vergers.

Sa situation stratégique lui donne très vite de l’importance pour communiquer ou observer les alentours. Le point haut de la colline est équipé, dans la première moitié du XIXe siècle, d’un télégraphe de Chappe, du nom de son inventeur. Doté d’un mécanisme de communication à longue distance, c’est alors le moyen le plus rapide pour transmettre des messages.
Le bois du télégraphe, comme on l’appelle encore aujourd’hui, n’en garde plus de traces : le télégraphe a été remplacé par une cheminée géodésique construite par le Service géographique de l’armée (SGA), ancêtre de l’Institut géographique national (IGN). Au début du XXe siècle, elle permet aux cartographes de réaliser des levés précis pour l’établissement des cartes d’état major.

C’est cette même position stratégique qui a valu à la colline d’être le théâtre d’un épisode sanglant au début de la première guerre mondiale. Le 5 septembre 1914, une brigade composée de troupes marocaines tente de prendre la colline tenue par l’armée allemande. L’assaut, à découvert, est terrible et la brigade subit de lourdes pertes avant d’être épaulée par les troupes françaises venant de l’ouest. Les troupes allemandes finissent par rebrousser chemin. Ces combats resteront à jamais associés à la première bataille de la Marne qui a permis d’éviter la prise de Paris.

Le sous-sol du bois, riche en gypse*, est exploité de 1971 à 1986, principalement vers Penchard.
Hormis quelques dépressions marquées, issues de l’obstruction des galeries par foudroyage*, cette exploitation souterraine a laissé peu de traces visibles dans le périmètre de l’ENS.

La Commune de Chauconin-Neufmontiers valorise depuis longtemps cette colline qui domine le village, notamment avec l’ouverture d’un circuit historique et la restauration d’une partie des chemins qui traversent le bois.
Afin de renforcer la protection du patrimoine et du milieu naturel sur le site, le Département décide son classement en espace naturel sensible en 2007.

Ne manquez pas la stèle du capitaine Hugot-Derville en lisière du bois et la cheminée géodésique en haut de la colline.

 

  • Ouverture

    Toute l'année.

    Sous réserve de conditions d'enneigement et météorologiques favorables.

  • Tarifs

    Accès libre.