Collégiale Notre-Dame et Saint-Loup

XIIe - XVIe siècles et classée aux Monuments Historiques (1946).

Collégiale Notre-Dame et Saint-Loup - © Droits réservés
Collégiale Notre-Dame et Saint-Loup - © Droits réservés
Collégiale Notre-Dame et Saint-Loup - © Droits réservés

L'église a été commencée à la fin du XIIe siècle, sous le règne de Philippe-Auguste, pour abriter le chapitre de neuf chanoines, un doyen et un chantre fondé à Montereau en 1195 par Michel de Corbeil, archevêque de Sens.

Agrandie et modifiée à plusieurs reprises jusqu'au XVIe siècle, cette collégiale a gardé la marque de toutes les étapes de sa construction.

Fin du XIIe siècle : rez-de-chaussée de la Tour Nord (clocher).
XIIIe siècle : piliers, arcades et frises du choeur et de la nef, 1er étage de la Tour Nord, rez-de-chaussée de la Tour Sud.
XIVe siècle : chapelles latérales Nord et second étage de la Tour Nord.
XVe siècle : chapelles latérales Sud et sacristie.
XVIe siècle : parties hautes de la nef et verrières, douze arcs-boutants, Tour Sud et son escalier, façade et portail.
XIXe siècle : reconstruction à l'identique de la chapelle du chevet, grilles des chapelles, dallage des bas-côtés.

La collégiale a été dédicacée à la Vierge le 31 juillet 1395.

Les deux dernières travées étaient réservées à l'usage de la paroisse Saint-Loup (Montereau rive gauche).

Le corps de Jean Sans Peur fut disposé pendant un an, après son assassinat en 1419, dans le caveau de la troisième chapelle latérale Nord, au fil des siècles, plusieurs centaines de fidèles durent également inhumés à l'intérieur de l'édifice.

Le 1er juin 1772, le cardinal de Luynes, archevêque de Sens, supprima le chapitre de chanoines malgré la vive opposition des paroissiens de Saint-Loup; la Collégiale devient alors simple église paroissiale sous le double vocable de Notre-Dame et Saint-Loup.

Les guerres de religion, puis la Révolution française mutilèrent les sculptures et le tympan du portail - un Jugement dernier - et firent disparaître les statues des ébrasements. Des ouragans, au XVIIIe siècle, ruinèrent les arcs-boutants de la nef et ne laissèrent subsister que les quatre de l'abside. La destruction des ponts en 1814 puis en 1940 brisa tous les vitraux. La tourelle d'escalier de la Tour Sud perdit son campanile en 1810.

Les nombreux travaux entrepris depuis 1995 ont permis de restaurer la Tour Nord de la Collégiale ainsi que de concevoir une nouvelle rosace.
La splendeur retrouvée de ses portails occidentaux a valu à la Ville le "ruban du patrimoine" décerné en 2011 lors du 50ème Congrès des Maires. L'ensemble de ces travaux est estimé à un montant d'1 100 000 euros.

A VOIR :
- les vestiges de cinq cadrans solaires sur les murs du bas-côté Sud et du transept
- la belle clef pendante Renaissance de la 3ème chapelle latérale droite
- un retable flamboyant de 1520 dans la 4ème chapelle latérale gauche
- une croix de la dédicace de la collégiale sur un pilier pural de la 1ère chapelle latérale gauche
- une Descente de croix (tableau du XVIIe siècle) en haut du bas-côté droit, près de la sacristie
- les proportions inhabituelles du vaisseau, presque aussi large que long, dont les deux tours de la façade accentuent l'aspect monumental.